Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /Sep /2007 21:43
Ces combats de rue qui parasitent le football

Des bagarres organisées entre supporteurs radicaux mobilisent les clubs de football et la police, sur le qui-vive.
fights.jpg

Le foot n'est ici qu'un prétexte. Avant une journée de championnat, deux groupes de supporteurs prennent rendez-vous par téléphone ou sur Internet. Puis, en ville, à quelques mètres du stade parfois, ils échangent des coups. Le combat ne dure qu'une poignée de secondes, le temps d'afficher sa supériorité, puis tout le monde se disperse. On appelle ça un fight.

Selon le ministère de l'Intérieur, quinze rendez-vous de ce type ont été pris, l'an dernier, par des supporters. Les Renseignements généraux ont pu en empêcher quelques-uns. « Les rivalités ont toujours existé. Quelques claques s'échangeaient au coin d'une rue, le jour du match, raconte Michel Lepoix, chargé du football au ministère. Mais là, on a une réelle volonté de se battre, de démontrer à l'autre qui est le plus fort avec de vrais rendez-vous fixés en amont.»Stéphane, 26 ans, est fonctionnaire. Le week-end, ce supporteur ultra soutient un club du Nord. Depuis six ans, il prend aussi part à ces « joutes », pour « une question d'adrénaline».Il parle volontiers de « championnat parallèle » auquel se livrent des supporters radicaux. « Parfois, c'est l'occasion qui fait le larron », concède t-il. « Mais attention, rien à voir avec le hooliganisme. Dans ces bagarres, on se fixe des limites. Pas question de frapper à tout va, de s'acharner sur un type à terre.» Pour lui,  « on est loin du sans foi ni loi qui existe parfois à l'étranger ».
Mais des vidéos circulent sur Internet. Et, selon Michel Lepoix, « cela peut être parfois virulent, sachant que les leaders de ces manifestations ne maîtrisent jamais leurs troupes à 100%. On n'est jamais à l'abri d'un coup mal porté. Et donc d'un mort »

Paris, Nice, Sedan, Nancy...

Le souci du gouvernement est d'éviter la propagation du phénomène. Jusque-là, il est « plus sensible » à Paris, à Nice ou dans le Nord-Est. Nancy - où un fight a été démantelé l'an dernier- compterait pas mal d'adeptes. Le club de Sedan, lui, est cité dans le tiers des rendez-vous recensés cette année. Aujourd'hui descendu en deuxième division, il pourrait donner des idées à l'étage inférieur. « À ce petit jeu, tout le monde peut participer », regrette Michel Lepoix.
Ces fights pourraient même opposer des supporters dont les deux équipes ne jouent pas dans la même division. Le commandant de police, Raymond Richardt, posté à Metz, fait partie de la centaine de « correspondants hooligans » dépêchés dans chaque département. La saison passée, il a eu vent d'une « rumeur » inquiétante. « Des supporters non déclarés et minoritaires du FC Metz, alors en Ligue 2, auraient cherché à monter en région parisienne pour y affronter un autre groupe radical du PSG», raconte le policier. « Difficile à dire si la rencontre s'est réellement tenue », déplore le commandant Richardt. Ces bagarres peuvent très bien échapper à l'oeil des autorités.
Pas question, à Metz, de relâcher la vigilance. En match de pré-saison, l'équipe locale devait jouer contre Bruxelles. « Des types pas nets ont fait le déplacement. La police belge avait intercepté de curieux messages sur Internet et nous avait mis au parfum », explique le commandant Richardt. Là encore, un fight a-t-il eu lieu? Le doute suffit à entretenir la prudence. Le gouvernement craint la saison européenne. Michel Lepoix frémit: « Cette année, 54 pays joueront la coupe d'Europe. Les fighters potentiels, parfois très violents, peuvent venir de partout. »

Maxime DEBS.
(Paru dans Ouest-France, pages Informations générales, le 6 septembre 2007)

 

 

Par Max - Publié dans : Articles "Sport"
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /Sep /2007 19:38
Même cap, plus d'espérance 

Pour se maintenir, il ne manque plus que 36 points. Avec déjà 7 unités au compteur après quatre journées de championnat, le Racing peut voir venir. Sans s'enflammer.

Photo : Eric Mouloungui, auteur d’un but et de deux passes décisives à Toulouse.  Photo: Karim Cherghi/ Top Images

Moloungui.jpg Francis Cabrel avait déjà mis les « Samedis soirs sur la terre » en chanson. A titre parodique, la sérénade de Jean-Marc Furlan s'intitulerait davantage « le samedi soir les pieds sur terre ». Le week-end dernier, au sortir du match de Toulouse, l'entraîneur du Racing aurait pu afficher une énorme banane. Claironner aux journalistes qu'il allait mettre les petits plats dans les grands. Que son équipe, en plein boum allait désormais faire des remous dans ce championnat qu'on lui prédisait âpre, sinon trop corsé au vu des dernières prestations enregistrées en matches de préparation. En dépit d'une éclatante victoire dans la ville rose
(3-1) survenue trois jours après un autre coup d'éclat face à Auxerre, Jean-Marc Furlan a choisi, au contraire, de la jouer prudent, invitant ses troupes à « ne pas se relâcher » dans la « quête première » que constitue le maintien.

Etat d’esprit familial

Reste que Racing est aujourd'hui pourvu de sept points, après seulement quatre journées. Un fait que l'entraîneur strasbourgeois se doit tout de même de savourer. « Il y avait beaucoup d'anxiété autour de cette équipe. Aujourd'hui on peut être rassuré. Les gars ont assimilé la méthode de travail. Ils ont intégré le système dans un laps de temps ultra-réduit. Et ont surtout montré qu'ils pouvaient prétendre à la Ligue1 », juge le technicien ravi de « l'état d'esprit quasi familial » affiché par ses joueurs. Manuel Dos Santos remarque, quant à lui, « la maturité de certains jeunes comme Gameiro et Cohade » -excellents samedi- qui sont autant de « facteurs d'encouragement » en vue de la poursuite des événements. Dans le jeu, Eric Mouloungui s'est lui, baladé, le week-end dernier, auteur des deux déboulés décisifs de la deuxième mi-temps. Derrière, chacun s'est impliqué pour rendre à l'autre la tâche plus aisée. Surtout le Racing paraît débridé, et n'a cessé de faire jouer Toulouse pendant 90 minutes sans se soucier un seul instant de préserver simplement le résultat.

« Attention aux excès d'ambitions »

Pour Yacine Abdessadki, « tout est parti du match de Marseille. Ce jour-là, les complexes ont disparu. C'était peut-être pas un grand OM, mais au moins on a su faire bloc ensemble pour tenir notre adversaire en échec ». A Nice, pareil. Même si les Strasbourgeois sont finalement ressortis du Stade du Ray sans la carotte qu'ils étaient venus chercher. « On savait qu'en étant aussi solide que contre les Niçois, on pouvait décrocher au moins un point à Toulouse » assure Yacine, « pas surpris » de la performance de samedi. Pour le joueur, malgré tout, zèle et triomphalisme ne sont pas forcément les bienvenus. « Il faut continuer à bosser. Attention aux excès d'ambitions. Si on ne se remet pas en question tout de suite, on a vite fait de se retrouver dans la situation inverse ». Des propos qui font forcément écho du côté de Jean-Marc Furlan. Et si la victoire à Toulouse ajoute un nouveau scalp à la collection d'équipes européennes accrochées par le Racing, en ce début de saison, elle ne doit pas non plus faire perdre terre selon l'entraîneur strasbourgeois : « Le championnat est de plus en plus linéaire. Battre des gros ne veut plus dire grand chose. Il est bien souvent plus difficile de jouer les petits budgets qui surfent sur la vague que de gros poissons pris dans son creux ». De bilan, Jean-Marc Furlan ne veut pas encore en tirer. Les conjectures, le technicien n'en a que faire. Trois matches rapprochés se profilent déjà à l'horizon. Début du marathon, samedi, avec la venue de Lens. Un autre européen. Ou plutôt un club comme un autre. C'est du moins, ainsi, que les Nordistes seront reçus à la Meinau. En clair, pas de nouvelles consignes. Au Racing, ce sera simplement un nouveau « samedi soir sur la terre ».


Maxime DEBS.

(paru dans Alsace foot, le 23 août 2007)

Par Max - Publié dans : Articles "Sport"
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 17 septembre 2007 1 17 /09 /Sep /2007 23:53

À Paris, l'ombre de la princesse plane près de l'Alma


Photo: Le tunnel de l'Alma est interdit aux piétons. Impossible donc, pour les touristes, d'aller jeter un oeil sur le 13e poteau sur lequel s'est encastrée la Mercedes le 31 août 1997. À défaut, nombreux sont les passants à s'arrêter devant la flamme de la Liberté où l'hommage à Diana est constant. Crédit : Claude Stéfan

Diana.jpg

PARIS.- À deux pas de la Tour Eiffel, une jeune femme fixe l'entrée du tunnel de l'Alma. En sortant du métro, elle cherchait les bateaux-mouches et elle est « tombée » sur ces touristes, tous les yeux tournés vers un monument recouvert de photos, de pétales et de mots doux. Cette réplique dorée de la flamme de la statue de la Liberté, érigée en 1987, célèbre l'amitié franco-américaine. Elle est devenue le symbole parisien d'une princesse dont le destin s'est fracassé, une nuit d'août, quelque quinze mètres plus bas.

 

« Ils auraient pu graver son nom »

 

Il y a dix ans, les bouquets de fleurs s'étaient amoncelés là comme tombent les feuilles en automne. Aujourd'hui, les roses sont plus discrètes. Mais l'engouement, lui, a clairement repris. Depuis un mois, les portraits de Lady Di refont surface. Des graffitis au feutre noir, déclinés dans toutes les langues, ne se comptent plus sur le marbre entourant la flamme. Une sexagénaire esquisse discrètement un signe de croix. Elle dépose une orchidée, puis s'échappe sur les quais de la Seine.

 

C'est comme si la princesse reposait là. « Ils auraient pu graver son nom », regrette André, 51 ans. Ce Breton de Trigavou (Côtes-d'Armor) est chef de salle au restaurant « Chez Francis », parallèle au tunnel. « On voyait parfois Henri Paul, le chauffeur de la Mercedes. C'était un bon vivant. » Les six mois qui ont suivi l'accident, « tout le monde ne parlait que de ça. Aujourd'hui encore, il ne se passe pas un service sans qu'on entende les clients parler de Diana ».

 

À Paris, il n'y a guère que le Ritz à ne plus vouloir souffler mot. Le soir du drame, Dodi Al-Fayed et Diana avaient pris une suite. Impossible de savoir si le dixième anniversaire a donné lieu à une réservation particulière. « On peut tout imaginer, concède le concierge du palace, Place Vendôme. Mais, sur ce coup-là, laissez-nous garder une certaine pudeur ».

 

 

Maxime DEBS.

 

(paru dans Ouest-France, pages Informations générales, le 31 août 2007)

Par Max - Publié dans : Articles "Divers"
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Profil

Commentaires Récents

Présentation

Recherche

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus